Carence en Fer & Anémie – Risques, Symptômes, Diagnostic et Causes de cette carence

RECHERCHE & DÉCOUVERTE
Est-ce une fatalité ou y-a-t’il vraiment des solutions ?

Environ 30% de la population mondiale est touchée par un carence en fer même anémie, parfois sans le savoir. Nous faisons ici un Bilan des Symptômes mais aussi des Causes et Risques de cette carence. Vous trouverez également un lien avec des Solutions concrètes à la fin de cette article.

Bilan et Définition

De nombreuses personnes sont concernées

Selon l’OMS, la carence en fer est un des problèmes nutritionnels les plus fréquents y compris dans les pays développés. La carence en fer est largement sous-estimée dans sa fréquence et l’importance de ses conséquences sur la santé.
Également appelée anémie ferriprive, la carence en fer est la plus courante puisqu’elle touche plus de 30% de la population mondiale selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS). 
En France et en Suisse, 25 % des femmes non ménopausées souffrent d’une carence en fer, et 5 % une anémie. Chez les hommes, la proportion est plus faible. Il s’agit surtout d’enfants et d’adolescents, de femmes enceintes ou en âge de procréer. Avec l’âge, le danger d’une carence en fer augmente, du fait d’une alimentation inadaptée ou de maladies chroniques de plus en plus fréquentes.
En raison des pertes liées aux menstruations, les femmes non ménopausées sont celles qui ont les besoins en fer les plus élevés. Les apports nutritionnels conseillés (ANC) en fer sont de 16 mg/jour pour les femmes non ménopausées (voire 20mg/jour au moment des règles) et de 10 mg/jour pour les hommes et les femmes ménopausées. Chez les femmes enceintes, les besoins en fer sont également plus importants, ce qui implique généralement de recourir à une supplémentation.
Il est facile de tomber dans le piège de penser que si vous mangez bien, vous obtenez toute la nutrition dont vous avez besoin. Mais il existe toutes sortes de problèmes de santé et de modes de vie – sans parler des variations de la biochimie individuelle – qui affectent votre état nutritionnel. C’est pourquoi même les personnes qui mangent sainement peuvent développer des carences nutritionnelles – et pourquoi il est si important d’améliorer la nutrition. 

Si l’apport en fer via l’alimentation est trop faible, si l’absorption de fer par l’intestin est réduite ou si la perte de fer est trop élevée, l’organisme présente un bilan de fer négatif.Pour préserver le fonctionnement des organes, le corps puise alors dans les réserves de fer et une carence en fer peut apparaître. Elle peut entraver certains processus métaboliques importants pour l’organisme.A ce stade, si l’apport de fer ou son absorption restent insuffisants, une anémie ferriprive peut se manifester: cela signifie que le déficit en fer est trop important pour que la formation des cellules sanguines indispensables soit assurée.


De la carence en fer à l’anémie :

La carence en fer est un premier stade. Si le taux de fer continue à baisser, il s’agit alors d’anémie. 

  • L’anémie est définie par une hémoglobinémie (ou taux d’hémoglobine dans le sang) inférieure à 12 g/dl chez les femmes (inférieure à 13 g/dl chez les hommes).
  • Une déplétion totale des réserves en fer est définie par un taux de ferritine sérique inférieur à 15 μg/l. Sont considérées comme à risque de déplétion, les personnes dont le taux en ferritine sérique est compris entre 15 et 30 μg/l.
  • L’anémie ferriprive est définie chez les femmes par une hémoglobinémie inférieure à 12 g/dl et à 13 g/dl pour les hommes et un taux de ferritine sérique (protéine de stockage du fer) inférieur à 15 μg/l.
  • La déplétion en fer se fait d’abord aux dépens des réserves: elle se manifeste par une baisse progressive du taux de ferritine plasmatique, anomalie la plus précoce d’une carence en fer débutante. Puis par réaction à l’épuisement des réserves, le taux plasmatique de transferrine augmente. Et enfin, le fer sérique chute. Le déficit en fer induit enfin une diminution de la synthèse de l’hémoglobine et une anémie.

Les groupes à risque :

  • Femmes en âge de procréer
  • Femmes pendant ou après la grossesse
  • Enfants et adolescents
  • Personnes âgées- Sportifs
  • Personnes intolérantes au gluten
  • Végétariens ou végétaliens
  • Personnes sujettes à inflammation gastro-intestinale

Pourquoi le Fer est-il vital pour la santé ?

De bons apports quotidiens en fer sont donc très importants, notamment chez les enfants, les femmes, les sportifs et les personnes âgées. 
Le fer est présent en petite quantité dans l’organisme. Minéral vital, indispensable pour oxygéner toutes nos cellules, à l’instar du magnésium dans les molécules de chlorophylle des plantes, le fer doit être apporté et stocké dans le corps en quantité suffisante. La livraison se fait par la voie digestive et l’organisme prélève selon ses besoins les quantités nécessaires à son fonctionnement. Une partie est stockée pour des besoins imprévus et une partie utilisée immédiatement.

Le fer est un oligoélément vital présent dans la plupart des cellules du corps.Il est, de ce fait, indispensable pour une bonne oxygénation des tissus et des cellules. Aussi, de nombreuses réactions enzymatiques en dépendent.Il est par exemple un élément essentiel des enzymes indispensables à la croissance cellulaire et au métabolisme énergétique. Il intervient notamment dans les processus biologiques suivants:

  • transport d’oxygène dans le sang : le fer permet de fixer l’oxygène dans le pigment rouge du sang (l’hémoglobine), et assure son transport dans les cellules.
  • cycle respiratoire des cellules musculaires (la myoglobine) ainsi que dans diverses protéines impliquées dans le métabolisme énergétique et dans la fonction des muscles (notamment du muscle cardiaque)
  • réplication et réparation de l’ADN, développement du cerveau et fonctionnement neurologique, système immunitaire, fonctionnement de la thyroïde, thermorégulation du corps, processus de cicatrisation, dégradation de substances oxydantes,…


Le spectre étendu  des symptômes d’une carence en fer s’explique justement par l’omniprésence de cet élément dans l’organisme. Si vous avez un ou plusieurs des symptômes décrits plus bas, évoquez la possibilité d’une carence en fer avec une personne médicale qualifiée.
Evidemment, la complexité vient aussi du fait que le fer est loin d’être le seul intervenant dans ces différentes fonctions vitales. Sont aussi essentiels d’autres minéraux, vitamines, protéines, enzymes… Citons quelques carences répandues, Magnésium, Zinc, Vitamines C, F, Vitamines du groupe B, protéines non métabolisables.

C’est pourquoi comme nous le verrons plus loin, il est souhaitable d’envisager rééquilibrage alimentaire (si nécessaire) et une éventuelle couverture des différentes carences potentielles. 

Symptômes et Diagnostic

Symptômes très variés

Une carence en fer se manifeste lorsque l’organisme perd plus de fer qu’il n’en absorbe sur une longue période. Elle peut se manifester de différentes manières.

La principale difficulté à identifier une carence en fer tient au fait que la plupart des troubles qui y sont liés sont non spécifiques, c’est-à-dire qu’ils peuvent également être symptomatiques d’autres maladies.


Fatigue

La fatigue est l’une des raisons les plus fréquentes à l’origine d’une consultation médicale. Une des nombreuses causes possibles en est la carence en fer, avec ou sans anémie. En se fixant au pigment de notre hémoglobine, le fer transporte en effet l’oxygène des poumons vers toutes nos cellules. Voilà pourquoi des carences en fer provoquent inévitablement un état de fatigue fréquent.

D’autres carences peuvent également coexister parfois.


Diminution des performances physiques et de la force

La carence en fer peut nuire à la forme physique et l’endurance.


Fonctions intellectuelles

Chez les enfants, une carence sévère en fer peut conduire à des retards de croissance et des troubles du développement du système nerveux central. Chez les adultes, la carence en fer se traduit par une diminution de la faculté intellectuelle, des difficultés de concentration, de mémoire, d’apprentissage, voire des troubles psychiques (états dépressifs, p. ex.). Aussi des maux de tête.


Chute des cheveux

Une corrélation entre la carence en fer et la chute des cheveux a récemment été mise en évidence lors d’une vaste étude portant sur 5000 femmes. 


Syndrome des jambes sans repos

D’après des résultats récents, une corrélation existe entre le fer disponible et le syndrome des jambes sans repos (RLS: Restless Legs Syndrom). Le RLS est caractérisé par des sensations désagréables dans les jambes associées à des mouvements incontrôlables. Les symptômes surviennent surtout au repos (en position assise ou couchée) et s’améliorent grâce au mouvement (position debout, marche). Parfois aussi des oedèmes au bas des jambes. On peut aussi observer un manque de tonus musculaire.


Mauvaise régulation thermique

Il arrive que les patients souffrant de carence en fer supportent moins bien le froid. En effet, le fer semble être associé au mécanisme de régulation de la température.


Système immunitaire

On peut également parfois observer une diminution de la résistance face aux infections, une pâleur ou des étourdissements.


Symptômes supplémentaires en cas de carence en fer avec anémie

L’anémie ferriprive n’est rien d’autre qu’une forme sévère de la carence en fer, et ses symptômes sont par conséquent en partie les mêmes que ceux d’une carence en fer sans anémie. Dans le cas de l’anémie apparaissent en plus des difficultés respiratoires, des palpitations cardiaques, une pâleur de la peau et des muqueuses, voire de la rétention d’eau dans les jambes. Les formes les plus sévères de l’anémie due à une carence en fer, associées à des lésions de la peau et des muqueuses, sont devenues très rares de nos jours.


Dyspnée

Perturbation ou arrêt des règles chez la femme non ménopausée


Vulnérabilité accrue aux infections

Est-ce que j’ai une carence en fer?

FAITES LE TEST !

Si une ou plusieurs des affirmations énoncées ci-dessous sont valables pour vous, il est possible que vous souffriez d‘une carence en fer ou d‘une anémie associée à une carence en fer. Une personne médicale peut vous donner des explications plus précises à ce sujet.

  • Je me sens souvent fatigué ou abattu.
  • Je ressens un état d’épuisement permanent.
  • Je me sens fréquemment quelque peu déprimé.
  • J’ai la sensation d’être moins en forme physiquement ces derniers temps.
  • Je suis plus essouflé à l’effort.
  • Je dors mal, jai du mal à dormir.
  • Je souffre de maux de tête et de vertiges.
  • J’ai régulièrement de la peine à me concentrer.
  • J’ai facilement froid, j’ai des difficultés à supporter le froid.
  • J’ai la peau et les muqueuses pâles, j’ai des gerçures aux lèvres 
  • Je perds mes cheveux et j’ai des ongles cassants.

Ces symptômes peuvent s’expliquer par une carence en fer, signe avant-coureur d’une anémie. 

Diagnostic grâce à un test sanguin

S’il suspecte une carence en fer, une personne médicale qualifiée peut confirmer ce diagnostic grâce à un simple test sanguin. Il s’agit du dosage dans le sang du taux de ferritine, une protéine de stockage du fer. Le résultat est en général très fiable, sauf s’il existe un autre trouble qui provoque une inflammation dans l’organisme. Il faut donc également exclure l’existence d’une telle inflammation à l’aide d’un autre test simple en laboratoire, le dosage de la protéine C réactive ou CRP ou une formule sanguine complète ou CBC qui montre la taille potentiellement petite des cellules sanguines.  
L’interprétation des valeurs de la ferritine est décrite dans le tableau suivant:


Taux de ferritine                                          Réserves de fer

  • ferritine > 50µg/l                            Réserves de fer suffisantes
  • ferritine : 30 à 50µg/l                     Réserves de fer faibles (symptômes possibles)
  • ferritine : 15 à 29µg/l                      Réserves de fer très faibles  
  • ferritine < 15µg/l                             Réserves de fer épuisées  : Carence en fer absolue

Les Risques

La carence en fer devrait être traitée préventivement, sans qu’il soit besoin d’attendre un début d’anémie pour réagir médicalement. D’autant qu’à ce stade (hémoglobine très basse) de nombreux problèmes de santé plus ou moins graves auront été enclenchés à cause de la carence. 
Le danger étant proportionnel à l’importance de la carence. Cette carence ferrique fragilise et ouvre la porte à de nombreuses pathologies qui se porteront généralement sur les points faibles de ces personnes. Problèmes immunitaires, sensibilité aux infections, pathologies digestives, circulatoires, dépressions nerveuses seront plus à même de se développer sur un terrain fragilisé par une carence en fer permanente.

Si vous manquez de fer, vous voilà exposé(e) aux risques de fatigue, d’augmentation des risques infectieux voire d’infertilité. 
La prise en compte de la carence en fer, même légère, est essentielle dans le cadre d’une véritable politique de santé préventive, mais est aussi efficace dans les traitements de moult pathologies.

Il est urgent de prendre vraiment en compte la carence en fer dans le maintien d’un bon état de santé et d’admettre qu’elle est à l’origine de nombreux dysfonctionnements organiques dans notre corps.

Une prévention efficace de cette carence basée sur l’alimentation et des compléments naturels permettrait d’empêcher l’aggravation d’une carence débutante. En stimulant ainsi la machinerie immunitaire et la respiration cellulaire dans tout l’organisme, on traiterait préventivement de nombreuses petites maladies infectieuses et on éviterait l’apparition de pathologies plus lourdes.

Les Causes des Carences en Fer

Il n’est pas seulement question de l’apport en fer à notre organisme mais aussi de son assimilation.
Le problème qu’on les personnes carencées est essentiellement dans l’assimilation des nutriments. 

De nombreuses situations peuvent expliquer un déficit, voire une carence en Fer : une pratique sportive intensive, des pertes menstruelles importantes, une grossesse, des hémorragies, une perturbation du microbiote intestinal, etc.

Il ne s’agit pas seulement de définir la dose optimale de fer, mais aussi de clarifier les causes de la carence en fer. Il peut exister une affection primaire qui doit impérativement être traitée en parallèle.

Cette affection primaire peut être des pertes de sang gastro-intestinales anormales, une maladie coeliaque (intolérance au gluten) ou autre maladie intestinale, une inflammation chronique ou encore une tumeur.

Bien sûr, pendant les infections parasitaires et les pertes de sang aiguës, on pourrait être sérieusement déficient en fer et vous devriez consulter un médecin spécialisé en nutrition, comme un naturopathe, aborder la question. 
La cause est aussi souvent un manque de nutrition globale aggravé par un stress mode de vie. Si vous êtes soumis à beaucoup de stress, par exemple, cela peut entraver l’absorption d’éléments nutritifs importants qui sont impliqué dans la fabrication des globules rouges.
Le risque de carence en fer est augmenté avec une alimentation déséquilibrée

Il existe des Solutions pour combler les Carences en Fer et ne plus avoir d’anémie. Découvrez dans cet article les Solutions et Étapes pour apporter à notre organisme des Sources de Fer essentielles et naturelles de façon consistante et simple. Cliquez sur ce bouton pour les découvrir :

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